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Le partenaire chinois de Danone démissionne
  Auteur-source :Le Figaro - 07/06/07
Date :8 juin 2007
Zong Qing Houa démissionné ce matin de la coentreprise qu'il détenait de concert avec Danone, mettant ainsi un terme à sa collaboration mouvementée avec le français. La fin d'une guerre larvée ? Danone vient d'annoncer que le président de sa coentreprise chinoise Wahaha, Zong Qing Hou, avait démissionné. Emmanuel Faber, actuellement vice-président, le remplace à titre transitoire. Dans un communiqué diffusé à Shanghai, le groupe indique qu'il avait contacté le gouvernement du Hangzhou à propos de la continuité dans le management de Wahaha. Danone espère ainsi que le gouvernement va soutenir une transition sans heurts à la direction. Le départ de la coentreprise n'est qu'une demi-surprise. Le différend qui opposait Danone à son partenaire chinois avait éclaté récemment. En 1996, lors de la prise de participation à hauteur de 51% de Carrefour dans la société chinoise Wahaha, Zong Qing Hou avec d'autres partenaires avaient conservé 49% des parts de l'entreprise. Le succès des boissons Wahaha avait fait le bonheur de Danone : ses coentreprises chinoises ont réalisé en 2006 des ventes supérieures à 1 milliard d'euros. De quoi susciter des convoitises. Zong Qinghou avait dans le même temps créé en marge des usines de coentreprise, un réseau complet de production et de distribution parallèle écoulant des produits sous la marque Wahaha. Jusqu'à aujourd'hui, l'entrepreneur chinois refusait toujours d'intégrer ses activités au sein du partenariat entre les deux groupes. Danone avait annoncé récemment avoir porté l'affaire devant les tribunaux chinois. Hier, nouvelle offensive. Danone avait indiqué avoir engagé des poursuites devant un tribunal californien à l'encontre de sociétés accusées d'avoir vendu des produits quasiment identiques à ceux que l'on peut trouver en Chine via ses coentreprises avec Wahaha. Les sociétés en question avaient par ailleurs eu recours illégalement aux distributeurs et fournisseurs des joint-ventures de Danone. C'est sans doute ce dernier épisode qui a incité M. Zeng à quitter la présidence de la coentreprise.
 
 
Exportations de technologie en Chine : une 4ème personne plaide coupable
  Auteur-source :AFP
Date :8 juin 2007
Une femme a plaidé coupable mercredi d'exportation illégale vers la Chine de données sensibles sur des sous-marins américains, devenant la quatrième personne à reconnaître son rôle dans cette affaire, a-t-on appris de source judiciaire en Californie (ouest). Le procès de Rebecca Chiu, accusée d'avoir travaillé illégalement comme agent pour un pays étranger, devait s'ouvrir mercredi devant un tribunal fédéral à Santa Ana, à 50 km au sud-est de Los Angeles, mais l'accusée a plaidé coupable à la dernière minute, ouvrant la voie à une procédure de condamnation simplifiée. Mme Chiu est l'épouse d'un technicien américain d'origine chinoise, Chi Mak, reconnu coupable le 10 mai par un jury dans cette affaire. Trois autres membres de leur famille ont récemment plaidé coupable, avait annoncé lundi le parquet fédéral. M. Mak, 66 ans, employé d'une entreprise américaine sous contrat avec l'US Navy, était accusé d'association de malfaiteurs pour exporter des données relatives au fonctionnement silencieux de sous-marins. En 2005, la police avait arrêté deux de ses proches à l'aéroport de Los Angeles au moment où ils s'apprêtaient à embarquer dans un avion pour Hong Kong, avec un CD-Rom contenant des données sensibles dans leurs bagages. Le marché passé entre Mme Chiu et le parquet stipule qu'elle purgera trois ans sous les verrous. Les trois autres personnes ayant plaidé coupable doivent être condamnés à la fin du mois de septembre. M. Mak, qui avait plaidé non coupable, risque quant à lui des dizaines d'années de prison. Il doit connaître sa peine le 10 septembre.
 
 
Un fonds d'investissement chinois se lance à la conquête des marchés internationaux
  Auteur-source :Le Monde - 04/06/07
Date :8 juin 2007

Le rachat par la Chine de 9,7 % du puissant fonds d'investissement américain Blackstone, en mai, était la première acquisition d'un tout nouveau fonds d'investissement public chinois, chargé d'investir ses gigantesques réserves de change dans des placements plus rentables. S'il n'est pas encore officiellement créé, cet organisme, qui pourrait prendre le nom de "société de mise en commun des réserves de change", selon le quotidien Les Echos du lundi 4 juin, sera de facto détenteur de cette participation, et compte bien multiplier ce genre d'acquisitions dans le futur. En effet, l'achat de Blackstone et la création de cet organisme marquent un tournant dans la façon dont le géant asiatique gère ses réserves de change, qui s'élèvent à quelque 1 200 milliards de dollars (890 milliards d'euros), les premières au monde. Jusqu'ici, le pays en plaçait la quasi-totalité en bons du Trésor américains, un produit sûr mais à la rentabilité limitée, dont il est le deuxième détenteur au monde pour environ 600 milliards de dollars (445 milliards d'euros).

RACHETER "UNE PARTIE DES ENTREPRISES ET DES RESSOURCES DE LA PLANÈTE"

En mars, le ministre des finances, Jin Renqing, avait ainsi souligné que le gouvernement entendait désormais "tout faire pour avoir plus de profits et de productivité avec la gestion des réserves", ce qui fait dire aux Echos que les autorités chinoises "projettent d'en investir une partie de façon risquée, en particulier en Bourse". "Cet organisme, écrit le quotidien économique, disposera de plus de flexibilité que la banque centrale, pourra affecter une partie des réserves de change à des placements à plus haut rendement" et pourrait devenir, à terme, "le premier fonds d'investissement de la planète". Dans un premier temps, le fonds chinois se verrait confier entre 200 et 300 milliards de dollars des réserves de la Banque centrale, selon les médias officiels. "Il achétera beaucoup de titres de groupes américains, européens, mais aussi russes ou indiens", note un manager de State Street Global Advisors, cité par Les Echos. "Des fonds d'infrastructures" finançant "des réseaux ferroviaires, des réseaux électriques (...) des projets miniers ou des pipelines" seraient également visés, ainsi que l'exploitation de matières premières, par le biais d'achats "de permis d'exploration pétrolière ou gazière" afin d'assurer l'approvisionnement du pays. "De prêteuse, via des obligations américaines, (la Chine) deviendrait propriétaire d'une partie des entreprises et des ressources de la planète", au risque de déclencher au passage "une guerre économique", écrit le quotidien économique. Toutefois, l'arrivée de ces capitaux chinois se fera lentement, au risque de déstabiliser "les marchés, tant boursier qu'obligataire et monétaire", et surtout de faire baisser le cours du dollar, ce qui réduirait automatiquement leurs propres réserves.


 
 
L'Amérique anti-chinoise se trompe de cible
  Auteur-source :Les Echos - 05/06/07
Date :8 juin 2007

L'Amérique va dégainer. En rentrant cette semaine à Washington après une courte pause, les élus du Congrès devraient passer des paroles aux actes et commencer à mettre leurs menaces anti-chinoises à exécution. Au total, ce sont ainsi plus d'une vingtaine de projets de loi visant à punir un pays accusé de manipuler sa devise, d'apporter des aides illégales à ses industriels, de piller sans vergogne les droits de propriété intellectuelle et de bloquer partiellement l'accès à son marché qui seront discutés dans les allées du pouvoir de la capitale fédérale. Tous les projets de loi ne seront bien sûr pas adoptés et les idées les plus extrêmes (comme l'imposition d'une taxe de 27,5 % sur toutes les importations chinoises) seront sans doute bloquées par l'administration Bush, disposant d'un droit de veto. Le risque existe tout de même que, d'ici peu, l'Amérique anti-chinoise marque des points et parvienne à déclencher au moins une mini-guerre commerciale dont personne ne sortirait vainqueur. Car il ne le sait peut-être pas mais en agissant ainsi le cow-boy américain ne va pas punir que la Chine. Il va aussi se tirer une balle dans le pied. Certes, les chiffres peuvent fournir des munitions aux adversaires de la Chine. En quelques années, le déficit commercial bilatéral américain vis-à-vis de l'empire du Milieu a en effet connu une véritable explosion en passant de 34 milliards de dollars en 1995 à plus de 200 milliards l'an dernier. Même si, pour plus de leur moitié, les exportations chinoises vers les 50 Etats de l'Union sont des produits « made in China » assemblés pour partie avec des composants en provenance du monde entier et fabriqués en prime par des entreprises américaines ou des multinationales de tous les pays ayant délocalisé leur production à Shanghai ou Canton, les chiffres sont là : plus du quart du déficit commercial global américain résulte du boom des exportations chinoises.

Ce que l'opinion publique américaine ne voit pas, c'est qu'en parallèle la locomotive chinoise a également profité à l'Amérique. Depuis quinze ans, la Chine est ainsi le moteur le plus dynamique pour les exportateurs américains. Entre 2001 et 2006, les exportations américaines vers la Chine ont ainsi bondi de 190 % alors que les exportations totales ne progressaient que de 40 %. En incluant Hong Kong, la Chine est même désormais le troisième débouché pour les Etats-Unis, derrière le Canada et le Mexique. Les Chinois achètent ainsi déjà trois fois plus de « made in America » que les Français ! Or, si l'Amérique sanctionne la Chine, la riposte ne se fera pas attendre. « La Chine répliquera en pénalisant les importations américaines ou en punissant les entreprises américaines sur son marché domestique », prédit David Hale, du bureau d'analyse Hale Advisers. A l'heure où l'économie américaine montre des signes d'essoufflement, se priver de la soif de consommation des Chinois pénaliserait les Etats-Unis. Mais l'impact d'une guerre commerciale même limitée avec la Chine ne s'arrêterait pas là. Tant sur un plan financier qu'industriel, l'Amérique ne peut en effet plus aujourd'hui se passer de la Chine. Même s'ils ont commencé à diversifier leurs placements en euros ou en investissant dans des sociétés (comme l'illustre la prise de participation récente d'un fonds public chinois dans le groupe de « private equity » Blackstone), les Chinois recyclent encore la majeure partie de leur excédent commercial en achetant des bons du Trésor américain. Avec ses 1.200 milliards de dollars de réserves, la Chine non seulement finance son client américain mais elle permet aussi à ce dernier - qui n'a ainsi pas de peine à attirer des capitaux - de conserver du coup des taux d'intérêt relativement bas stimulants pour son dynamisme économique. Mécontenter la Chine pourrait pousser cette dernière à ralentir ses achats de bons du Trésor et à fragiliser ainsi l'Amérique sur un plan macroéconomique. Sur le plan microéconomique, les dégâts seraient tout aussi importants. Dans un monde de flux tendus, pas un ordinateur ou le moindre produit d'électronique grand public même assemblé en Amérique ne pourrait ainsi être fabriqué sans des composants en provenance de l'empire du Milieu. Même si le risque de voir les importations de produits chinois totalement interrompues n'est envisagé par personne, une simple augmentation du prix des produits fabriqués en Chine en raison de l'imposition de droits de douane exceptionnels aurait un vaste impact inflationniste immédiat. Au moment ou la Banque centrale américaine redoute déjà une hausse de l'inflation, la Chine, qui pendant longtemps « exportait » de la déflation avec ses produits bon marché, deviendrait une cause d'inflation supplémentaire. Faut-il alors ne rien faire et se résigner à voir exploser la taille de l'excédent commercial chinois. Non, répondent les experts. « Sur plusieurs points, comme le respect de la propriété intellectuelle ou les aides d'Etat aux industriels chinois, il est raisonnable que les Etats-Unis se plaignent », estime David Hale. Poursuivre la politique des petits pas prônée par le secrétaire au Trésor Hank Paulson ne produit peut-être pas d'effets positifs importants visibles à court terme, mais les concessions progressives faites par la Chine pourraient sur le long terme finir par payer. De nouveaux marchés s'ouvrent et l'appréciation progressive du yuan qui a déjà progressé de 8 % par rapport au dollar depuis l'été 2005 a toute les chances de se poursuivre. En sortant l'artillerie lourde, l'Amérique serait sûre d'être perdante et se priverait d'une chance que les relations économiques sino-américaines finissent par être mieux équilibrées. Le lobby du monde des affaires qui, il y a vingt ans, s'était joint aux politiciens pour punir le Japon en est lui conscient et devrait d'ailleurs cette fois-ci faire pression sur les élus pour qu'ils n'aillent pas trop loin dans leur croisade anti-chinoise. Les politiciens peuvent dégainer, mais les lobbies pourraient rapidement les priver de munitions.

DAVID BARROUX, correspondant des « Echos » à New York.


 
 
Les attaques contre les marques étrangères se multiplient en Chine
  Auteur-source :Le Monde - 06/06/07
Date :8 juin 2007

Alors que Pékin se fait taper sur les doigts pour avoir laissé ses entreprises exporter du dentifrice contenant de l'antigel et de la nourriture pour animaux domestiques altérée avec de fausses protéines (Le Monde du 29 mai), c'est au tour des marques étrangères en Chine de sentir le vent du boulet. Dans ce qui pourrait avoir toutes les apparences d'une riposte, la presse chinoise faisait état, vendredi 1er juin, d'un test de qualité, dans le Fujian (sud-est du pays), ayant révélé qu'un quart des bouteilles de lait pour enfants et des tétines importées n'étaient pas conformes à la réglementation chinoise. "Croyez-vous que les marques étrangères sont synonymes de haute qualité ?", interroge le rapport. Le 30 mai, la télévision centrale annonçait que 30 tonnes de fruits de mer importés d'Australie contenaient un niveau trop élevé en cadmium et en plomb. Quelques jours plus tôt, la presse chinoise révélait que 118 tonnes d'eau minérale Evian (groupe Danone) avaient été bloquées, en février, en douane à Shanghaï en raison d'un taux excessif de bactéries. Sur Internet, des consommateurs moquèrent le fait que l'eau la plus chère de Chine n'était même pas propre à la consommation. Ce qui n'est peut-être pas sans rapport, Danone connaît un sérieux différend avec son partenaire local Wahaha, premier fabricant chinois de boissons dont il détient 51 %. A tel point que le groupe français a déposé plainte aux Etats-Unis contre des entreprises liées au patron de Wahaha, Zong Qinghou. Sur Evian, Danone met en avant les différences entre les normes chinoises et internationales. "Les normes chinoises se fondent sur des eaux traitées et non sur les eaux minérales naturelles, telles que définies par la réglementation de l'Organisation mondiale de la santé. Or l'eau chinoise est traitée et n'a pas les bactéries des eaux minérales naturelles, riches d'une flore naturelle issue de la filtration", indique une porte-parole du groupe. A Shanghaï chez Ogilvy, le groupe américain qui gère la communication de Danone en Chine, on admet qu'"il y a eu beaucoup d'incidents impliquant des marques étrangères en Chine depuis un an et demi". Les nombreux spécialistes des relations publiques établis à Shanghaï ont l'habitude de jouer les pompiers quand leurs clients ont maille à partir avec l'opinion chinoise. En septembre 2006, SK-II, une marque de cosmétiques japonaise appartenant à Procter & Gamble, fut l'objet d'une virulente campagne de dénigrement après que les autorités eurent détecté dans ses produits du chrome et du néodyme.

CONSOMMATEURS EXIGEANTS

Les clientes en colère firent le siège des comptoirs de la marque dans les grands magasins pour se faire rembourser, et SK-II dut fermer ses points de vente. La marque se réinstalle peu à peu en Chine depuis décembre 2006, les autorités ayant admis que la présence de ces substances à l'état de traces était commune dans les cosmétiques et ne présentait pas de risques. En 2005, une inspection du lait en poudre Nestlé pour bébés révéla que ce produit avait un taux en iode supérieur à celui autorisé par les normes chinoises. Cette mauvaise publicité intervenait quelques mois après la mort de nourrissons empoisonnés par un lait en poudre local, et Nestlé, qui a d'abord très mal réagi aux accusations de la presse chinoise, dut s'excuser. Pour les spécialistes en marketing, le consommateur chinois est d'autant plus exigeant avec les marques étrangères qu'il s'attend à ce qu'elles soient infaillibles : la publicité met en avant l'expérience des grandes marques, et leur prix est souvent supérieur aux produits locaux. Il y a quelques jours, c'est la photo d'une Buick tirée par deux chevaux qui circulait dans la presse : le propriétaire demandait justice au concessionnaire du véhicule. En mars, celle d'une Citroën à l'avant cabossé fut diffusée par son conducteur dans la presse lors de la journée des "droits du consommateur". PSA Peugeot-Citroën a pu toutefois désamorcer cette mini crise après avoir découvert que le propriétaire avait, sans le savoir, fait monter des phares de contrefaçon, lesquels avaient explosé. La mise au pilori des marques étrangères n'est pas tant le résultat d'une vendetta pilotée d'en haut que d'une combinaison de facteurs : "La Chine a montré une telle capacité d'ouverture qu'il y a un effet de contrepoids. Mais donner l'image de tactiques protectionnistes serait simplificateur", analyse Marie-Chantal Piques, spécialiste des biens de consommation à la Mission économique de Shanghaï. "Vous avez des bureaucrates qui regardent de plus en plus près, parce qu'il y a une grande attention portée à la consommation. Ils sont sûrs de trouver quelque chose car les réglementations sont souvent contradictoires, poursuit Mme Piques. Après, on ne peut plus les arrêter, et ça ne déplaît pas en haut lieu. Il n'est pourtant pas rare que les réglementations soient alors modifiées." L'exaspération vis-à-vis des donneurs de leçons étrangers fait le reste.

Brice Pedroletti


 
 
Shanghai craque de nouveau
  Auteur-source :Le Figaro - 04/06/07
Date :5 juin 2007

La Bourse de Shanghai n'en finit pas de chuter, après -6% mercredi dernier, l'indice composite plonge ce matin de 8.26% à 3670.40 points.

Pour la presse officielle, tout est normal. Pourtant, depuis mercredi dernier la place asiatique est dans le rouge. L'indice composite de Shanghai perdait mercredi 6%, suite à un triplement du droit de timbre sur les actions, de 0.1% à 0.3%. Vendredi, elle rechutait de 2.5% sur des craintes d'une nouvelle imposition des plus-values boursières. La rumeur s'est rapidement propagée, incitant les investisseurs à revendre leurs titres. Aujourd'hui, les éditorialistes de la presse chinoise parlent cependant d'un "ajustement normal" de la Bourse de Shanghai, évitant ainsi les risques de surchauffe économique. Mais pour les investisseurs, cette analyse laisse supposer que les autorités chinoises ne devraient pas chercher à contrer cette tendance baissière. Résultat : l'indice clôture en forte baisse, la plus importante depuis le mois de février. Pourtant, ceci n'a pas eu le même impact sur les places asiatiques que la chute de plus de 9% d'il y a quatre mois : le Nikkei a terminé en territoire positif, tandis que plusieurs indices de la zone inscrivaient même leur zénith. Hong-Kong (+1.03%) profitait de son côté de l'hémorragie en Chine continentale. Malmenée par les autorités, l'indice composite de la bourse de Shanghai est toujours fragile. Fin février, les rumeurs d'un impôt sur les plus-values avaient déjà déclenché un vent de panique sur les marchés internationaux. Ce matin, le spectre d'un nouveau krach asiatique plane au dessus de Shanghai.


 
 
Mobilisation publique en Chine contre l'implantation d'une usine chimique
  Auteur-source :Le Monde - 05/06/07
Date :5 juin 2007

Encadrés par un cordon de policiers, ils avancent lentement sur une grande avenue de la ville baignée par le soleil : "Protégeons la ville de Xiamen", "Protégeons nos enfants", lit-on sur des banderoles rouges. Sur les trottoirs, on applaudit au passage des manifestants, au nombre de 7 000 selon la presse de Hongkong. La foule scande "Servez le peuple !" en référence au slogan ("Servir le peuple") qui orne tous les bâtiments officiels en Chine. Capturées sur téléphone portable, les dizaines de clips vidéo de cette rare manifestation antipollution, qui a eu lieu vendredi 1er juin à Xiamen, ville portuaire de la province du Fujian située en face de Taïwan, circulent en Chine sur Internet.

Si les campagnes sont régulièrement le siège d'émeutes antipollution, il est inédit qu'une telle manifestation ait lieu dans une grande ville, et a fortiori à une date aussi proche du 4 juin, anniversaire des événements de la place Tiananmen.

Ancien comptoir occidental connu sous le nom d'Amoy, l'île de Xiamen est, depuis les années 1980, une zone économique spéciale de 2 millions d'habitants, au niveau de vie élevé. La population est descendue dans la rue pour s'opposer à la construction d'un gigantesque complexe pétrochimique destiné à produire du paraxylène, une substance utilisée dans la fabrication des polyesters et dangereuse pour la santé de ceux qui y sont exposés sans protection. Mercredi 30 mai, au terme d'une vaste campagne de SMS, le vice-maire avait déclaré que le projet était temporairement suspendu. Sceptiques, les habitants veulent plus d'assurances de la part d'un gouvernement local qui n'avait pas prévu de les consulter.

"BOMBE ATOMIQUE"

Depuis plusieurs semaines, les habitants de Xiamen ont organisé la plus grande manifestation par messages électroniques du monde, s'échangeant, selon l'agence Chine nouvelle, près d'un million de SMS de protestation, tels que : ce projet "est l'équivalent d'une bombe atomique sur Xiamen. De nombreuses personnes vont souffrir de leucémies". Révélée à l'origine par le Nanfang Dushi Bao, le journal progressiste de la province voisine du Guangdong, la nouvelle de cette fronde n'a pourtant pas fait les gros titres en Chine, où les médias ont pour consigne d'éviter le sensationnalisme autour d'un mouvement protestataire. Décrit comme le plus gros projet industriel de l'histoire de Xiamen, ce complexe pétrochimique nécessitant un investissement de 1,4 milliard de dollars devait se trouver dans l'arrondissement de Haiceng, une zone prioritaire pour les capitaux en provenance de Taiwan située sur la partie continentale de Xiamen. A l'origine, la Tenglong Aromatic PX, entreprise à capitaux taïwanais, était censée s'installer à 7 kilomètres de l'agglomération. Mais les premières habitations sont désormais à 1 500 mètres du site retenu...

Celui qui, à Xiamen, a le premier donné l'alerte s'appelle Lian Yue. Contributeur régulier du Nanfang Dushi Bao et auteur d'un des blogs les plus caustiques qui soient sur le système politique chinois, il s'aperçoit, en mars, que le projet vient d'être l'objet de débats lors de la session annuelle de la Conférence consultative politique du peuple, une assemblée sans pouvoir de décision. Cent cinq députés, menés par un ingénieur, ont dénoncé les dangers cachés d'une telle implantation, qui a été approuvée par la toute puissante Commission du plan. Un article de la revue économique China Business fait savoir que la SEPA, l'Agence de protection de l'environnement, n'a eu aucun moyen de stopper le projet. L'information reste confidentielle et à Xiamen, personne n'est au courant de la polémique. Lian Yue décide d'alerter les habitants en lançant sur son blog un appel à la résistance civile en 6 points dont voici le début : "1. D'abord, n'ayez pas peur. Discuter d'une proposition de la Conférence consultative du peuple n'est pas un crime et on ne vous arrêtera pas. 2. Si vous avez un blog, reproduisez l'article du China Business. Ce n'est pas un crime de le faire. 3. Si vous avez peur de le faire, parlez-en à vos amis, vos collègues, vos connaissances. 4. Si vous avez toujours peur, n'en parlez qu'à vos proches..." Les échos de son blog se répercutent largement sur Internet. Les habitants créent un blog collectif de protestation, tandis que des graffitis sauvages disent non au paraxylène. Le téléphone arabe, version électronique, fera le reste. Lian Yue, qui n'a pas répondu à nos e-mails, serait, selon la presse de Hongkong, assigné à résidence depuis deux jours.

Brice Pedroletti


Panique à Wuxi, grand centre industriel, privé d'eau potable Les habitants de Wuxi, un centre industriel du delta du Yangzi Jiang, dont l'agglomération, proche de Shanghaï, compte 6 millions de personnes, voient depuis plusieurs jours couler de leurs robinets une eau verdâtre et nauséabonde. Cette pollution est due à la prolifération d'algues dans le lac Taihu, le troisième plus grand lac de Chine. Celui-ci est à son plus bas niveau depuis cinquante ans en raison de l'actuelle période de forte chaleur. Cette chaleur, combinée au déversement continu dans le lac d'une grande partie des égouts de la ville et à la pollution des usines, a contribué à l'apparition de cette marée verte. Le phénomène a entraîné une ruée sur les stocks d'eau potable dans les magasins de Wuxi, un incident qui rappelle la panique provoquée par la pollution de la rivière Songhua, près de Harbin, en 2005. Depuis plusieurs semaines, les pouvoirs publics ont entrepris d'accroître le débit des eaux du Yangzi Jiang, détournées vers le lac Taihu, alors même que le fleuve est l'un des plus pollués au monde. Elles tentent aussi de provoquer artificiellement des pluies.


 
 
Sur le Toit du monde, le réservoir de l'Asie se désemplit
  Auteur-source :Libération - 05/06/07
Date :5 juin 2007

L'Everest, autrefois baptisé « troisième pôle » par ses assaillants britanniques, livre des preuves spectaculaires du réchauffement climatique. Une équipe de Greenpeace Chine, revenue de l'Himalaya la semaine dernière, donne l'alarme : « Une partie importante du glacier de Rongbuk, sur le versant nord du Toit du monde, a disparu en quarante ans », raconte Li Yan, membre de l'expédition.

Survie. Pour appuyer ses dires, il a présenté deux photos à la presse : l'une, datant de 1968, montre une forêt de pénitents blancs, des séracs parfois hauts de 20 mètres. Sur l'autre, prise au même endroit ce printemps, il ne reste qu'un désert de rochers gris, masquant la surface du glacier. « Ce recul, c'est le symptôme le plus significatif du réchauffement climatique en Himalaya. Mais ce n'est qu'un exemple de ce qui arrive partout sur le plateau du Qinhai-Tibet », a estimé Li Yan. Trois des plus grands fleuves de Chine, le Yangze, le Mekong et le fleuve Jaune, prennent leur source sur ce plateau perché à plus de 4 000 mètres d'altitude, tandis que côté indien, le Gange et le Brahmapoutre coulent de l'Himalaya. Une disparition des glaciers régulant le cours de ces fleuves pourrait menacer, affirme Greenpeace, la survie de millions de personnes sur le continent asiatique.

La Chine pourrait rapidement devenir le premier pays émetteur de gaz à effet de serre, dépassant les Etats-Unis. En avril, un rapport des Nations unies prédisait que le réchauffement climatique entraînerait la fonte de 80 % des glaciers de l'Himalaya d'ici à trente ans. A long terme, c'est donc une pénurie d'eau qui se profile sur les greniers à céréales du continent asiatique. A court terme, le réchauffement pourrait produire l'effet inverse. Cet hiver, les températures ont été supérieures de 3 degrés à la moyenne sur le plateau tibétain. Cai Qihua, l'un des responsables de l'autorité de contrôle des inondations sur le Yangze, s'inquiète dans le très officiel China Daily d'un fort risque de typhons, de pluies diluviennes et donc d'inondations cet été : « Les données météorologiques et hydrologiques sont comparables à celles de 1998 », année où des inondations catastrophiques avaient coûté la vie à plus de 3 000 personnes.

Evacuer. La situation pourrait aussi devenir critique aux abords du barrage des Trois Gorges, craint le fonctionnaire. Quelque 28 000 personnes vivent encore en dessous de la cote de 175 mètres, le niveau auquel se hisseront les eaux du Yangze quand le barrage atteindra sa pleine capacité, ce qui n'était pas prévu avant 2009. Cai Qihua a exhorté les gouvernements locaux à se tenir prêts à évacuer ces personnes à temps.


 
 
Les marchés restent sourds aux avertissements
  Auteur-source :Les Echos - 01/060/07
Date :5 juin 2007

La forte baisse des Bourses chinoises n'a pas déstabilisé les autres places boursières. Les opérateurs se refusent à croire à l'effet de contagion d'une défaillance de Shanghai et de Shenzen qui présentent pourtant toutes les allures d'une bulle spéculative. A New York, le Dow Jones et le Standard and Poor's 500 ont tous deux battu des records en clôture. La forte chute des places chinoises provoquée par la décision de Pékin de tripler l'impôt de Bourse n'a pas déstabilisé pour l'instant la planète financière. Les pertes ont été contenues sur les marchés européens.

A New York, après des minutes de la Fed rassurantes, l'indice élargi Standard and Poor's 500 a battu en clôture son record du 24 mars 2000 en gagnant 0,8 %, à 1.530,23 points. Le Dow Jones a également battu des records. Il a atteint un record absolu en séance, montant jusqu'à 13.636,09 points, avant de terminer sur une clôture record, à 13.633,08 points. Les investisseurs se sont refusés cette fois à céder, même brièvement, au mouvement de panique qui les avait temporairement gagnés fin février lorsque des premiers signaux inquiétants s'étaient allumés sur le marché chinois. Alimenté par des liquidités en abondance, les places de Shanghai et de Shenzen sont en proie à une fièvre spéculative qui les a poussées en quelques mois vers des sommets himalayens. Alléchés par des promesses de rendements importants, des millions de particuliers ont vidé leurs bas de laine pour se ruer vers les placements boursiers, provoquant une envolée sans précédent des cours. Jusqu'à présent, les mises en garde, pourtant répétées, du gouvernement chinois, doublées depuis par les avertissements de l'OCDE, auquel s'est joint l'ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, ne sont pas parvenus à calmer cette frénésie. Hier encore, la plupart des experts se sont refusés à voir dans le brusque décrochage des indices chinois autre chose que le résultat de ventes d'opportunité pour des investisseurs qui ont déjà engrangé 80 % ou 90 % de plus- values en quelques mois.

Un effet temporaire Pour de nombreux analystes, l'effet du relèvement de l'impôt de Bourse ne sera que temporaire avant une reprise de la course aux records compte tenu du niveau exceptionnel des liquidités et des performances du yuan. Le gouvernement de Pékin n'en a pas moins montré sa détermination à agir pour freiner la hausse trop rapide des indices et empêcher qu'elle ne tourne en bulle spéculative.

Car l'allure actuelle du marché chinois n'est pas sans rappeler d'autres épisodes, pas si lointains, d'exubérance irrationnelle, dont les opérateurs ont peut-être oublié un peu vite qu'ils se sont bien mal terminés. Des voix autorisées, tel le courtier Merrill Lynch, ont beau soutenir que le marché chinois pourrait tout à fait supporter un décrochage de 30 %, d'autres s'inquiètent de l'effet de contagion que pourrait avoir un effondrement des cours à Shanghai et Shenzen où la capitalisation atteint 3.000 milliards de dollars, soit une année de PIB. Ce ratio n'est que de 71 % sur le marché américain, pourtant beaucoup plus mature et plus représentatif de tous les secteurs de l'économie. « Il y a un danger de voir la martingale s'arrêter et beaucoup d'épargnants ruinés, prévient donc Jacques Chahine de Factset. Si la correction ne se propage pas à l'économie réelle, la Bourse pourrait consolider grâce à la croissance économique, mais un ralentissement de l'activité serait préjudiciable aux Bourses mondiales et à l'Europe en tête. » La configuration des indices chinois ressemble étrangement à celle qu'offrait le Nasdaq à la veille de l'éclatement de la bulle technologique à l'orée du printemps 2000, constate Arnaud de Langautier, directeur général de CCR Chevrillon-Philippe qui appelle à « un peu de bon sens ». Pour lui, le marché chinois est tout simplement en train de répliquer la théorie des trois vagues qui régit toutes les Bourses : une première vague d'initiés, suivie d'une vague d'investisseurs et, enfin, d'une vague de particuliers, dont on sait qu'ils sont toujours les derniers à entrer sur le marché...

PHILIPPE GUILLAUME


 
 
La Banque mondiale sereine sur la croissance chinoise
  Auteur-source :Les Echos - 01/06/07
Date :5 juin 2007

L'institution multilatérale revoit à la hausse sa prévision de croissance pour la Chine en 2007. Le produit intérieur brut chinois pourrait bondir de 10,4 %. Ses économistes ne croient pas aux menaces de surchauffe.

Bert Hofman se veut serein. Présentant, hier, son rapport trimestriel sur l'économie de la Chine, l'économiste en chef de la Banque mondiale à Pékin a dressé un tableau plutôt rassurant, tranchant fortement avec les menaces de surchauffe avancées par les autorités chinoises. Selon les analystes de l'institution multilatérale, la croissance chinoise devrait finalement atteindre au moins 10,4 % sur l'ensemble de 2007 et non 9,6 % comme ils l'avaient précédemment envisagé en février dernier. Si sa croissance continue d'accélérer, l'économie chinoise ne semble pas pour autant « en état de surchauffe », explique le rapport de la Banque mondiale. L'économie chinoise, détaille- t-elle, ne doit pas être considérée en fonction du seul rythme de la croissance de l'activité, mais envisagée aussi en fonction de l'augmentation de la demande par rapport à la croissance potentielle. Or, « globalement, l'augmentation de l'offre et celle de la demande sont en ligne en ce moment, ce qui explique la faiblesse de l'inflation hors éléments volatils et l'absence de déficit des comptes courants comme de goulets d'étranglement dans l'économie réelle », écrivent les économistes.

Dépendant des exportations Ecartant toute pression inflationniste interne - seule une nouvelle augmentation des prix des céréales à l'international pourrait pousser l'inflation à la hausse -, la Banque mondiale ne croit pas non plus à la persistance des crises de surcapacités mesurées dans certaines industries. « Le développement de la profitabilité et la hausse des profits ont été très favorables », explique l'étude, qui pointe notamment les profits record enregistrés au premier trimestre par les sidérurgistes, souvent montrés du doigt pour leurs investissements irraisonnés. Si l'institution semble optimiste à court terme, elle continue d'appeler Pékin à remodeler la structure de sa croissance. Le pays est toujours trop dépendant des exportations et des investissements et pas assez de sa consommation interne. « Le vrai problème reste l'accroissement de l'excédent commercial », a insisté, hier, Louis Kuijs, l'auteur du rapport. Selon des estimations du gouvernement chinois, l'excédent commercial devrait battre un nouveau record en 2007 et atteindre 250 milliards de dollars (185 milliards d'euros), voire 300 milliards de dollars. « La réduction de cet excédent doit venir essentiellement de politiques de rééquilibrage de l'économie », a complété Bert Hofman.

Pour réussir cette conversion, Pékin doit être capable de générer une croissance « équitablement partagée ». Saluant la suppression des frais scolaires à la campagne et la mise en place d'un début de couverture sociale dans les zones rurales, la banque plaide pour un encouragement du secteur des services, qui doperait la consommation et permettrait de créer des millions d'emplois. La fin du « tout industriel » permettrait aussi de relâcher la pression sur les ressources énergétiques, dont la Chine reste une trop grande consommatrice.


 
 
L'Union européenne et l'Asie ne trouvent pas d'accord
  Auteur-source :Le Monde - 31/05/07
Date :5 juin 2007

Le Forum UE-Asie (ASEM), réuni, mardi 29 mai, en Allemagne, n'a pas réussi à s'accorder sur des obligations communes concernant la réduction des gaz à effet de serre après 2012, en raison de l'opposition de la Chine.

« Dans la lutte contre le changement climatique, nous devrions avoir un but commun mais des responsabilités différentes », a déclaré le ministre chinois des affaires étrangères, Yang Jiechi. Le lancement officiel des négociations sur le traité succédant au protocole de Kyoto aura lieu en décembre, en Indonésie.


 
 
Climat et croissance, le dilemme chinois
  Auteur-source :Reuters - 03/06/07
Date :5 juin 2007

Le premier plan de lutte contre le réchauffement climatique préparé par la Chine cherche à protéger le pays des conséquences de la hausse moyenne des températures mais aussi des pressions internationales en faveur d'une réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Le plan climat sera dévoilé lundi, soit deux jours avant que le président Hu Jintao ne participe en Allemagne au sommet du Groupe des Huit (G8) dont les échanges porteront largement sur la question du réchauffement de la planète. Le gouvernement a déjà indiqué que ce plan d'action était conçu comme une politique défensive censée limiter les dommages attendus de la fonte des glaciers, de l'élévation du niveau des océans et de l'aggravation des sécheresses. Mais le plan climat a aussi l'ambition de préserver les objectifs de croissance de l'économie chinoise, alors que les puissances industrielles réclament de plus en plus fortement que Pékin soit soumis à des quotas de ses rejets de gaz à effet de serre (GES). Pour la Chine, cela reviendrait à entamer sa stratégie de développement.

DÉVELOPPEMENT VIABLE

"Le réchauffement climatique est déjà un fait indéniable qui a de graves conséquences sur les écosystèmes et l'humanité", a convenu le gouvernement réuni vendredi en conseil des ministres sous la présidence du Premier ministre, Wen Jiabao. Mais, rapporte l'agence Chine nouvelle, la Chine "insistera sur la nécessité d'intégrer la réponse au changement climatique dans le cadre d'un développement viable". Développement viable ? Pan Jiahua, haut responsable chinois qui a participé à l'élaboration du plan climat, précise le concept dans la presse chinoise : "Si les émissions de gaz à effet de serre des pays en développement étaient limitées, leur degré de développement et le niveau de vie de leurs populations seraient inévitablement et gravement affaiblis." Car la Chine pose un dilemme : du fait de son essor économique, le pays est un des principaux responsables des rejets de GES dans l'atmosphère ; mais c'est aussi un pays pauvre dont la population, la plus nombreuse de la planète, aspire à un niveau de vie plus proche des principales puissances mondiales. En données brutes, la Chine devrait dépasser cette année ou l'année prochaine les Etats-Unis au rang de premier émetteur mondial de dioxyde de carbone, principal gaz industriel à effet de serre. Mais en rapportant cette quantité de rejets à la taille de sa population (1,3 milliard d'habitants), la Chine présente un ratio émissions de GES/habitant sans rapport avec les pays riches. Les autorités chinoises l'estiment ainsi inférieur de 80% à celui des Etats-Unis - même si l'écart tend à se réduire. "Nous devons trouver des moyens de contenir les émissions. Mais la contradiction à laquelle la Chine est soumise, c'est que nous avons aussi l'ambition de développer l'économie et de créer des emplois", expliquait récemment le climatologue Zou Ji, qui a lui aussi été associé à la conception du plan climat. Le dilemme devrait se poser plus crûment encore lorsque s'ouvriront les négociations sur l'après-Kyoto. Signé en 1997, le protocole de Kyoto, dont la première phase arrive à échéance en 2012, n'a pas fixé de plafonds d'émissions de GES à la Chine et aux autres pays en développement. Mais c'est ce point qui a permis à l'administration Bush d'en retirer les Etats-Unis en 2001, au motif qu'en ne fixant de contraintes qu'aux seules nations industrialisées, la logique de Kyoto était un "suicide économique". Plutôt que des quotas, Pékin semble privilégier une amélioration de l'efficacité énergétique, avec l'objectif de réduire de 20% entre 2005 et 2010 la quantité d'énergie nécessaire à la production d'un point de PIB. A ce stade, le gouvernement chinois en est encore à l'inventaire de ses émissions de GES.

Chris Buckley


 
 
La reprise de l'aéroport de Schwerin par un groupe chinois fait des vagues outre-Rhin
  Auteur-source :Les Echos - 29/05/07
Date :1er juin 2007

L'aéroport de la capitale du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale vient d'être racheté 100 millions d'euros par un groupe chinois qui souhaite en faire une plate-forme de fret. La Chine n'a jamais caché qu'elle souhaitait faire de l'Allemagne réunifiée sa tête de pont en Europe. Et qu'elle voulait accroître ses échanges commerciaux et sa coopération avec la première puissance de l'Union européenne. Nouvelle illustration de cette stratégie commerciale et industrielle : le rachat de l'aéroport de Schwerin-Parchim par un logisticien de la province du Henan, LinkGlobal Logistics. Une opération qui fait des vagues outre-Rhin.

Le groupe chinois, implanté dans la ville de Zhengzhou, a investi un peu plus de 100 millions d'euros pour prendre le contrôle de la plate-forme de la capitale du Land du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Cette région de 1,7 million d'habitants, qui faisait autrefois partie de la RDA, est le Land allemand le plus touché par le chômage, qui y dépasse actuellement 18 % de la population active.

Le groupe chinois semble décidé à investir au moins 20 millions d'euros supplémentaires pour faire de ce site, chroniquement déficitaire, un centre de fret aérien important, spécialisé bien sûr dans le transport de marchandises vers ou en provenance de la Chine. Pang Yuliang, le patron de LinkGlobal Logistics, serait déjà à la recherche d'un gestionnaire - chinois ou européen - susceptible de rentabiliser cette opération. Une première sur le Vieux Continent.

Situé au sud de Schwerin, une ville de 100.000 habitants entre Hambourg et Berlin, et baptisé un peu pompeusement « Baltic Airport », cet aéroport dispose d'une piste de plus de 3.000 mètres et fonctionne 24 heures sur 24. Ce qui constitue un « plus » indéniable pour le fret.


 
 
Pernod Ricard mise sur les marchés chinois et indien
  Auteur-source :Les Echos - 28/05/07
Date :30 mai 2007

Le groupe français a développé deux stratégies différentes pour s'imposer comme le premier acteur étranger en Chine et en Inde. Un intense remix de Kylie Minogue. Un « dance floor » bondé. Sur la plupart des tables, des bouteilles de Chivas, que les jeunes Chinois boivent cul sec, mélangé à du thé vert glacé. Au Baby Face, les cadres de Pernod Ricard sont aux anges. Enchaînant les visites dans les boîtes et karaokés à la mode de Shanghai, ils sont venus de Paris pour constater, sur le terrain, la nouvelle force de leur groupe, pratiquement absent du marché chinois il y a à peine six ans. « Nous sommes désormais les leaders du marché des spiritueux importés en Chine. Sur les segments clefs du whisky, du cognac et de la vodka, nous détenons au total 42 % du marché, loin devant Moët-Hennessy et Diageo, qui ont chacun 17 % », détaille Philippe Guettat, le directeur de Pernod Ricard en Chine.

En achetant Seagram en 2001, la société de Patrick Ricard a récupéré des marques déjà populaires dans le pays, notamment les whiskies Chivas Regal, Royal Salute et le cognac Martell. Profitant d'un vaste effort de marketing, Martell a vu sa part de marché doubler au cours des cinq dernières années (31 %) quand les whiskies du groupe, renforcés par le Ballantines d'Allied Domecq, confortaient leur domination, avec aujourd'hui 58 % de l'ensemble des ventes importé dans ce segment.

Représentant 24 % du chiffre d'affaires de Pernord Ricard en Asie, la Chine absorbe déjà 5 % des ventes globales du groupe, mais sa part devrait encore bondir avec des marchés du cognac et du whisky premium annoncés en hausse annuelle de 15 % ou 20 %.

Visiblement satisfait par ces perspectives, Patrick Ricard n'envisage pas de se lancer sur le marché des alcools blancs chinois, qui représentent pourtant encore 93 % du marché en valeur. Les récentes acquisitions par Diageo puis Moët-Hennessy de producteurs locaux de « baijiu », l'alcool le plus populaire du pays, ne devraient pas déclencher de réaction immédiate de Pernod Ricard. « En Chine, nous estimons que nous avons une gamme de produits efficace. Par ailleurs, nous sommes déjà endettés et nous essayons déjà de racheter soit Stolichnaya, soit Absolut. Il y a donc d'autres priorités », assure le PDG. « Mais nous n'excluons rien », souffle Philippe Dreano, le responsable du groupe en Asie. « Notre priorité absolue reste ici le haut de gamme », explique Philippe Guettat, qui compte surfer sur la hausse du niveau de vie d'une élite chinoise - un doublement du nombre de millionaires en yuans est prévu d'ici à 2010. Découvrant depuis peu les charmes du capitalisme, la plupart des citadins chinois cherchent avant tout à afficher leur réussite. Au restaurant, au bar ou en boîte de nuit - 80 % des ventes d'alcool du pays sont réalisées dans ces établissements -, ils privilégient donc les boissons les plus coûteuses, qu'ils mélangent de toute façon avec du Coca, du tonic, du Red Bull ou du thé vert.

Taxes prohibitives Param Uberoi, le président du groupe en Inde, ne peut pas encore profiter de cette mode. En Inde, le marché reste beaucoup plus complexe et fermé aux étrangers. « Les taxes fédérales à l'importation et les taxes imposées par chaque Etat peuvent atteindre au total 700 %. Une bouteille de Chivas est de ce fait vendue plus de 200 euros dans un magasin indien. C'est dix fois plus qu'en Chine et surtout totalement prohibitif », explique le responsable. Pour se développer dans un pays, lui aussi, fort de plus de 1 milliard d'habitants et de plus en plus riche, Seagram India a dû opter pour une stratégie de développement de marques locales, notamment les whiskies Royal Stag et Blenders Pride.

Pernod Ricard est déjà le 3e acteur du secteur des spiritueux en Inde, loin devant les autres étrangers. « Nous sommes parfaitement placés avant l'ouverture réelle du marché des importés », conclut Param Uberoi, qui attend une « rationalisation » des droits de douane pour lancer, comme en Chine, une offensive sur le haut de gamme. Cette baisse des taxes pourrait intervenir dans les prochains mois.

YANN ROUSSEAU


 
 
Le fabricant de tunneliers NFM Technologies passe sous bannière chinoise
  Auteur-source :Les Echos - 28/05/07
Date :30 mai 2007

La société Shenyang Heavy Machinery Group (SHMG), qui prend le contrôle du constructeur de tunneliers NFM Technologies, était son partenaire industriel en Chine depuis deux ans. Elle va injecter 20 millions en fonds de roulement et rembourser les dettes.

C'est une ancienne filiale de Framatome qui passe sous pavillon chinois. Le tribunal de commerce de Lyon a validé, la semaine dernière, le projet de plan de sauvegarde de NFM Technologies, qui s'accompagne de l'arrivée à hauteur de 70 % de SHMG dans le capital. L'industriel allemand Wirth, qui avait acquis la société française en 2001 pour 1 euro symbolique, conserve le solde de 30 %. En contrepartie de cette prise de contrôle, SHM, un groupe de mécanique basé à Shenyang et fort de 5.000 collaborateurs, s'engage à injecter immédiatement 20 millions d'euros en fonds de roulement et à procéder au remboursement en trois ans de l'intégralité de la dette, dont le montant n'est pas divulgué à ce stade. Le mandataire judiciaire procède encore à la consultation des créanciers et, à l'issue de ce processus, le plan de sauvegarde sera définitivement homologué par la juridiction consulaire, en principe le 27 juillet.

Créé en 1989 et installé sur un site de feu Creusot-Loire, au Creusot (Saône-et-Loire), NFM a livré sa première machine à creuser pour le tunnel sous la Manche.

90 % de l'activité en Chine L'entreprise a connu à plusieurs reprises des difficultés financières, et ses comptes étaient à nouveau déficitaires depuis trois ans, avec 9 millions de pertes en 2005. Son activité est aujourd'hui très largement tirée par la Chine, qui doit représenter 90 % de ses 110 à 120 millions de ventes prévisionnelles cette année, contre 70 millions un an plus tôt. Cette montée en puissance est largement due au partenariat noué, il y a deux ans, avec son nouvel actionnaire : « Nous fabriquons en France toutes les pièces stratégiques de motorisation et les têtes de coupe qui sont assemblées et montées par SHMG. Et nous n'allons pas déroger à cette répartition des tâches », assure la direction. Au plan humain, aucun poste ne devrait être supprimé parmi les 230 salariés actuels : 110 à Lyon, où se situe le siège et le bureau d'études, et 120 au Creusot. « Il est même prévu des embauches pour faire face au plan de développement », indique-t-on au siège.

MARIE-ANNICK DEPAGNEUX


 
 
En Chine, le ton monte contre la politique de l'enfant unique
  Auteur-source :Les Echos - 28/05/07
Date :30 mai 2007

Dans le sud du pays, des milliers de personnes ont affronté les autorités locales en raison de la campagne de répression contre les familles de plus d'un enfant. Pressés par les autorités provinciales du Guangxi, dans le sud du pays, de mieux faire respecter la politique de l'enfant unique, les responsables de la collectivité de Bobai ont lancé, en février dernier, une vaste campagne de répression contre les familles trop nombreuses. Plus de 5.800 « agents » ont été déployés dans les villages avoisinants. Chacun avait pour mission de collecter au minimum 500 yuans (50 euros, l'équivalent d'un mois de salaire à la campagne) en amende et de pousser au moins une femme à la stérilisation. Zélées, les équipes du gouvernement local auraient en fait récupéré plus de 7,8 millions de yuans, pillé plusieurs maisons après avoir ruiné des familles rebelles et ordonné plusieurs dizaines d'avortements.

A bout, la population de plusieurs villages s'est, cette fois, unie pour s'attaquer aux bâtiments de la police et du gouvernement local. Les témoins retrouvés par la presse hong-kongaise évoquent des affrontements violents entre des milliers de manifestants et les unités paramilitaires. Xinhua, l'agence officielle, n'a reconnu que « des incidents » et l'arrestation de « 28 meneurs ».

Cette explosion illustre le casse-tête démographique chinois. Pour freiner la croissance de sa population, Pékin a imposé, à la fin des années 1970, la politique de l'enfant unique. Après avoir vu sa population bondir de 540 à 950 millions d'individus entre 1950 et 1975, le gouvernement craignait une trop forte pression sur les ressources économiques et agricoles du pays. Selon une récente étude de la Commission d'Etat pour la population et la planification familiale, cette politique coercitive, qui prévoit de lourdes amendes ou « taxe sociale de compensation » et d'éventuelles sanctions administratives ou licenciements, aurait parfaitement fonctionnée. Elle aurait permis d'« éviter » 400 millions de naissances supplémentaires à une population qui compte aujourd'hui 1,34 milliard d'individus.

Vieillissement accéléré du pays

Malgré les restrictions - assouplies pour les minorités, les zones sous-peuplées et certains riches citadins capables d'encaisser les sanctions financières -, la population continue de croître. Le taux de naissance est bien tombé à 12,4 pour 1.000 personnes en 2005, mais le taux de décès s'est, lui, stabilisé à près de 6,5 pour 1.000 grâce aux progrès de la médecine. A ce rythme, la Chine devrait compter, selon les calculs de la Commission, 1,45 milliard d'habitants en 2020 et même plafonner à 1,5 milliard en 2033, avant de commencer à légèrement décliner. Cette perspective inquiète les économistes chinois et occidentaux, qui pointent le vieillissement accéléré du pays. Selon la Banque mondiale, la proportion des plus de 65 ans dans la population totale devrait passer de 10 % en 1995 à 22 % en 2030. De moins en moins nombreux, les jeunes travailleurs vont être de plus en plus sollicités dans la prise en charge de personnes âgées toujours plus nombreuses et qui ne peuvent, pour l'instant, compter sur aucun système de sécurité sociale. Contraints de financer leurs parents, les jeunes Chinois pourraient réduire leur consommation qui entretient la croissance de nombreux secteurs. Le manque d'une main-d'oeuvre jeune pourrait aussi peser sur l'équilibre macroéconomique du pays, reposant essentiellement sur une industrie manufacturière très gourmande en ouvriers. Pour alimenter leurs usines, les grands centres industriels de l'est de la Chine profitent, pour l'instant, largement des 15 millions de migrants quittant chaque année leurs campagnes pour les chantiers et les chaînes de montage des villes. Mais ce flux pourrait lui aussi se tarir si la politique de l'enfant unique n'est pas prochainement assouplie et pousser le pays à réinventer son modèle de développement plus vite que prévu.

YANN ROUSSEAU


 
 
Propriétaires battus en Une d'un journal chinois
  Auteur-source :Beijing News - 28/05/07
Date :30 mai 2007

C'est assez rare pour être souligné, la presse chinoise nous habituant plus à ne pas dévoiler de photos venant troubler la « société harmonieuse ».. Question d'éthique, destinée à ne pas heurter les âmes sensibles…

Pourtant, The Beijing News a rompu ce lundi avec une tradition bien ancrée. Il relatait en titre de une la visite du Premier ministre Wen Jiabao à des éleveurs de porc, du fait de la hausse des prix. Cependant, l'image de une, loin de montrer un ministre souriant mais au regard grave, entouré de fermiers avides de serrer la main symbole d'un Etat soucieux de préserver les intérêts de la Chine d'en bas, montre au contraire quelque chose de beaucoup moins harmonieux : des hommes battus par un groupe d'hommes armés de barres métalliques, pelles etc.

Le 24 mai, des propriétaires fonciers d'une communauté de Beishatan, district de Chaoyang , à Pékin, ont protesté contre la construction de bâtiments non planifiées sur l'espace vert. Mal leur en a pris, ils ont du affronter plus d'une centaine d'hommes armés de tubes métalliques et de pelles. Résultat, huit manifestants à l'hôpital.

Les photographies ont circulées lors d'une réunion d'information tenue dimanche dans la nuit pour informer les propriétaires des suites de l'affaire : la police aurait arrêté trois personnes, y compris un représentant de la société de surveillance. Un suspect serait toujours en fuite. Trente-neuf photos ont été prises. En voici trois, plus la une, les autres devant probablement paraître en ligne rapidement. Les autres journaux d'hier, Beijing Times, Beijing Daily Messenger, Beijing Youth Daily traitaient tous de cette manifestation ayant dérapé, en article de une, mais sans photos.


 
 
La Bank of China toujours en pleine expansion
  Auteur-source :Le Figaro - 25/05/07
Date :29 mai 2007

Un an après son introduction en Bourse, le deuxième prêteur chinois veut gagner du temps avant l'arrivée de concurrents étrangers.

Cela restera comme l'une des introductions en Bourse les plus retentissantes de l'histoire de la finance. Le 24 mai 2006, la Bank of China, deuxième prêteur chinois, levait 11,2 milliards de dollars à Hong Kong. En à peine un an (octobre 2005 - octobre 2006), trois des quatre grandes banques d'État (China Construction Bank et ICBC) ont ouvert une partie de leur capital aux marchés. Pékin était alors pressé de faire entrer ses banques sur les places boursières pour les renforcer, avant l'ouverture totale du secteur en Chine en décembre dernier, conformément aux engagements pris auprès de l'OMC.

Depuis, la Bank of China, comme les deux autres, affiche son optimisme : hausse sensible des bénéfices, réduction (relative) des créances douteuses, amélioration de la gestion des coûts... Mais les défis ne font que commencer. « Considérant que la croissance chinoise va se poursuivre, nous savons pertinemment que nous allons faire face, dans les années à venir, d'abord à une concurrence accrue du côté des banques aussi bien domestiques qu'étrangères, mais aussi à une supervision réglementaire stricte de la part des instances de régulation financière et boursière », rappelait Xiao Gang, président de la BOC dans un rapport annuel publié en avril. Société générale, BNP Paribas, Citigroup ou HSBC... aucune banque étrangère ne veut laisser échapper les 2 000 milliards de dollars des épargnants chinois. En mars, quatre d'entre elles (HSBC, Citigroup, Standard Chartered et Bank of East Asia) avaient obtenu le feu vert pour l'établissement d'une filiale, passage obligé pour pouvoir mettre en place des services en yuan et développer une activité de banque commerciale.

Partenaire des Jeux olympiques de Pékin

De leur côté, les banques chinoises multiplient les projets pour asseoir leur position et gagner d'autres marchés. La Bank of China, partenaire des Jeux olympiques de Pékin a ainsi obtenu que les premiers tickets mis en vente ne puissent être achetés que par Visa... ou via un de ses comptes d'épargne. Elle espère ouvrir 10 millions de nouveaux comptes, en plus de ses dépôts existants, qui atteignaient déjà 560 milliards de dollars à la fin mars. La BOC veut aussi concurrencer les étrangers sur leurs spécialités. En avril dernier, elle lançait, en partenariat avec la Royal Bank of Scotland, une activité de banque privée, que les banques occidentales espéraient se réserver, en raison du manque d'expérience des Chinois pour la gestion des fortunes personnelles. Le temps est l'allié des banques chinoises, le régime faisant tout pour ralentir la libéralisation du secteur. Aujourd'hui, une entreprise étrangère ne peut pas détenir plus de 20 % du capital d'une banque chinoise. Cette mesure a notamment empêché Citigroup de prendre le contrôle de la Guangdong Development Bank l'an dernier. Aux États-Unis, le lobby bancaire fait pression sur le Trésor pour obtenir la possibilité de prendre entre 51 et 100 % du capital. Ce que Pékin ne paraît pas pour le moment disposé à autoriser.

Julie Desné


 
 
Pékin ne veut pas de réévaluation brutale du yuan
  Auteur-source :Le Monde - 25/05/07
Date :29 mai 2007

Après deux jours de discussions au plus haut niveau, mercredi 23 et jeudi 24 mai, dans le cadre du "dialogue économique stratégique" engagé entre les deux puissances, les Etats-Unis n'ont pas obtenu de concessions significatives de la Chine. Le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson, qui aurait aimé voir le taux de change du yuan vis-à-vis du dollar "bouger plus vite", n'a pas été entendu.

"La Chine continuera de réformer son taux de change de son propre chef, progressivement", a déclaré Wu Yi, vice-premier ministre qui conduisait la délégation chinoise, lors d'un dîner jeudi à la Maison Blanche, en présence du président George W. Bush et du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke.

Confrontés à un déficit commercial des Etats-Unis avec la Chine qui a atteint 232,5 milliards de dollars (173 milliards d'euros) en 2006, les députés au Congrès menacent de protéger leurs marchés des importations chinoises si le yuan n'est pas réévalué plus rapidement.

Mais "une appréciation à grande échelle (du yuan) aurait un impact négatif sur l'économie chinoise", estime Mme Wu. L'industrie textile chinoise, qui représentait 72 % de l'excédent commercial du pays en 2006, perd 8,2 milliards de yuan (797 millions d'euros) pour chaque point d'appréciation de la devise, selon le Conseil national chinois du textile et de l'habillement.

Les deux géants se sont finalement mis d'accord sur quelques points de détail. Le nombre de liaisons aériennes entre les Etats-Unis et la Chine vont augmenter, les banques étrangères pourront proposer des prêts et des cartes de crédit en yuan, et le quota d'étrangers autorisés à investir en Chine sera relevé. En revanche, M. Paulson n'a pas réussi à convaincre Mme Wu de permettre aux banques occidentales de détenir plus de 25 % d'un institut de crédit local.


 
 
Pour soigner ses Jeux, Pékin fait un grand ménage
  Auteur-source :Libération - 26/05/07
Date :29 mai 2007

La promesse du gouvernement, c'est une capitale « écologique » avant les JO de 2008. Avec « collines vertes, eau claire, herbe, ciel bleu ». La réalité, c'est le seuil de trois millions de voitures atteint ces jours-ci dans Pékin, une des villes les plus polluées au monde. Avec des embouteillages infernaux et un entonnoir de smog visible à 30 km. Selon la Sepa (agence officielle pour la protection de l'environnement), 1 100 nouveaux véhicules grossissent chaque jour le parc à moteurs de la ville. Car l'amour des Chinois pour l'automobile, de préférence 4x4 et grosses cylindrées, est irrésistible. La voiture, toujours rutilante malgré la poussière ambiante, est le symbole de la réussite. « Toutes les campagnes en faveur d'un retour au vélo n'y changeront rien, note un Pékinois. Quand un Chinois s'est montré au volant, il ne peut revenir en arrière. Ce serait le signe d'une dégringolade sociale. » Les appels au civisme, qui exhortent les citoyens à laisser leur voiture au moins un jour par mois, ne trouvent guère d'écho, le nombre des automobilistes croît, et avec lui le taux de CO2.

Asphyxie. « La pollution due aux voitures est devenue notre principal problème, assure Du Shaozhong, directeur adjoint de la Sepa de Pékin. Et le plus difficile à gérer. » Avec près de 4 millions de voitures particulières (soit trois fois plus qu'en 1998) parmi lesquelles 67 000 taxis qui tournent jour et nuit, la capitale chinoise est au bord de l'asphyxie. La solution la plus probable, même si elle n'est pas avancée par les autorités, sera d'interrompre le trafic pendant la durée des Jeux. « Chaque fois qu'un événement important se produit dans la capitale, c'est ce qu'ils font, raconte un chauffeur de taxi. Je ne crois pas que ça posera de problèmes en août 2008. Les Pékinois sont fiers d'avoir décroché les Jeux. » Et pour le reste - chantiers, usines polluantes, charbon - les autorités assurent contrôler. En comparaison avec 1998, année de la prise de conscience, le ciel serait nettement plus dégagé. En 2006, Pékin aurait connu 241 jours « non pollués », contre 100 huit ans plus tôt. Le fruit des efforts entrepris depuis l'annonce des JO. « Les Jeux ont intensifié la lutte antipollution, assure Du Shaozhong, la pression est forte. »

Déjà, la consommation de charbon, principale source d'énergie chinoise, aurait fortement diminué, disent les officiels sans avancer de chiffre précis. En proportion tout au moins : « La consommation de charbon est stable, mais les dépenses d'énergie augmentent. Pékin consomme dix fois plus de gaz qu'en 1998 », explique le directeur adjoint de la Sepa. Il ajoute que des centaines de petites usines polluantes, car consommatrices de charbon, ont quitté le périmètre de la capitale, au profit d'entreprises de haute technologie ou spécialisées dans le tertiaire. « Déjà, il n'y a plus une usine carburant au charbon à l'intérieur du deuxième périphérique. » Elles ont été remplacées par des chantiers tout aussi polluants, mais provisoires.

Charbon. Le plus gros projet environnemental de Pékin est le déménagement du fleuron de la sidérurgie chinoise, Shougang. Avec 120 000 ouvriers et des hauts-fourneaux à perte de vue, cette ville industrielle fondée en 1919 à 17 kilomètres de la place Tiananmen, se retrouve aujourd'hui aux portes de la capitale. Elle produit chaque année, selon Cai Hefa, chercheur à l'institut de recherches sur l'environnement, « 18 000 tonnes de particules solides, soit 40 % du total des émissions du secteur industriel de la capitale ». Le déménagement de ce géant de l'acier, envisagé depuis 1999, a été accéléré par les JO et devrait s'achever en 2010. Pékin fait là un sacrifice économique, Shougang représentant un actif de 7 milliards d'euros. Les travaux de la nouvelle usine ont commencé à Caofeidian, dans le Hebei, à plus de 200 km de Pékin. Les ouvriers n'ont d'autre choix, après des années de labeur sur le site, que de s'exiler ou devenir chômeurs. Ils quittent un environnement noir, à la terre durcie par les particules de charbon, mais aussi une vie réglée par l'usine. Ecoles, gymnases, stade, barres d'immeubles... tout est estampillé Shougang dans cet immense quartier à l'ouest de la capitale. « Ils font partir les ouvriers de moins de 40 ans », raconte Mme Sui, dont le mari vient de prendre sa retraite après trente ans passés dans l'aciérie. Des unités ont déjà fermé, elle peut enfin ouvrir les fenêtres de son petit appartement, qui donne sur une cheminée désaffectée. Dans son immeuble, c'est l'inquiétude. « Beaucoup de mes voisins sont déjà au chômage et les autres ont peur de l'être. » D'ici à 2010, le site ne devrait plus abriter que le siège social du groupe, et un musée. Le déménagement de Shougang, symbole de la modernisation de la capitale et des « Jeux verts » promis par les organisateurs des JO, remplit quotidiennement les journaux de la capitale.

L'autre course contre la montre se joue avec les innombrables chantiers, source de tonnes de poussières irrespirables. « Avant, on disait que la surface des chantiers de Pékin couvrait celle de tous les chantiers d'Europe ; aujourd'hui, c'est trois fois plus », dit Du Shaozhong : 130 millions de mètres carrés sont en construction, contre 80 en 2002. Une véritable plaie pour l'environnement, dans cette ville au climat sec, balayée par le vent et cernée par les montagnes. Chaque mois, un pâté de maison ou un quartier entier passe sous les bulldozers, pour être remplacé par des tours de trente étages. Orages. Les autorités de Pékin affichent un optimisme indestructible : tous les chantiers ou presque seront terminés pour les Jeux. Ici, rien n'est impossible. Même les intempéries sont sous contrôle. Car, en plus de ses handicaps environnementaux, Pékin doit compter avec le ciel, et faire face aux orages qui, comme chaque année, ne manqueront pas de déferler entre le 8 et le 24 août 2008. Il est en effet annoncé le déploiement d'un parapluie artificiel géant sur Pékin pendant ces douze jours. Cinq avions, plusieurs batteries de canons et de roquettes feront éclater les nuages dans un rayon de 90 kilomètres autour du stade. Le coût pour l'environnement n'a pas été évoqué.

Pascale Nivelle


 
 
Un milliard de yuan pour acheter un aéroport allemand
  Auteur-source :China Daily - 26/05/07 - page 2
Date :29 mai 2007

A Chinese investor from Central China's Henan Province has sealed a deal to buy Parchim Airport in Germany at a cost of 1 billion yuan ($130 million).

It is said to be the first time a Chinese company has wholly owned an European airport, which is located in Schwerin, not far from Hamburg and Berlin.

Pang Yuliang, chairman of the board of LinkGlobal Logistics Co Ltd, beat 10 other global competitors, including FedEx, Hamburg Airport, and Emirates Airline, in an international tender. Pang told Economic Daily News : "China's vast logistics market has attracted Germany which expects to boost its economy through cooperation with Chinese enterprises. "The demand of Chinese enterprises for logistic services to Europe is also huge. If we have our own airport in Europe, transport costs will be reduced greatly."

According to the deal, LinkGlobal has 100 percent property rights to Parchim Airport and its facilities, as well as permanent ownership of land in an economic cooperation zone affiliated to the airport. The purchase will help Pang further expand the logistics network of LinkGlobal, a Beijing -based company. It has a network covering more than 200 cities in China and about 90 countries worldwide. However, there are doubts about Pang's ability to pay the agreed price, and he has remained silent about his company's assets. But he told Economic Daily News that a Nigerian bank will vouch for his company, and no domestic banks are involved.

Pang is said to have business relations with Nigeria.

The governments of Henan Province and Zhengzhou - the provincial capital and Schwerin's sister city, and Zhengzhou Xinzheng International Airport have signed an agreement with Pang's company to set up a Zhengzhou-based aviation logistics company. The company will operate a cargo transport business between China and Germany, and Pang's company will hold a majority stake.


 
 
Un nouveau paradis pour tester les médicaments
  Auteur-source :Les Echos - 25/05/07
Date :29 mai 2007

La Chine n'est pas seulement l'atelier du monde, sa ferme et son laboratoire : elle est aussi en train de devenir un paradis pour les groupes pharmaceutiques mondiaux à la recherche de « cobayes » pour leurs nouvelles molécules ! C'est ce que révèle le magazine « Business Week » dans une enquête consacrée au rush des géants occidentaux vers ce nouvel eldorado pour tester leurs médicaments. D'après une étude réalisée par AT Kearney, la Chine a maintenant dépassé, de ce point de vue, l'Inde et la Russie. « Les avantages de l'empire du Milieu sont exceptionnels », estime le cabinet d'experts.

Certes, les difficultés n'y manquent pas : les infrastructures sanitaires n'y sont pas d'une qualité irréprochable et l'expérimentation y pose de délicats « problèmes éthiques ». Mais le pays offre d'énormes avantages. « Aux Etats-Unis, les compagnies pharmaceutiques ont beaucoup de mal à trouver des candidats. En Chine, il n'y a aucun problème. Les autorités estiment par exemple à 150 millions le nombre de porteur d'un virus de l'hépatite B. Beaucoup parmi eux sont des paysans pauvres et des travailleurs qui n'arrivent pas à accéder à des soins. » Les tests de médicaments sont pour eux une belle occasion de rencontrer des médecins. C'est aussi, pour ces entreprises occidentales, une manière d'entrer sur un marché prometteur : d'ores et déjà, elles y installent massivement des capacités de recherche et y soumettent, pour approbation, leurs produits. Le principal avantage de la Chine reste pourtant d'ordre financier : « un test y coûte en moyenne à peine 15 % de ce qu'il coûte à l'Ouest », explique l'auteur de l'article. Il n'y a pas photo.


 
 
Coopération entre PME européennes et chinoises
  Auteur-source :Source : Interfax China - 10.11.2006
Date :13 novembre 2006

La rencontre « Partenariat UE-Chine 2006 », qui avait pour objectif de promouvoir la coopération entre PME européennes et chinoises, s'est achevée le 10 novembre dernier. Pendant deux jours, elle a réuni à Chengdu, capitale du Sichuan, près de 514 entreprises chinoises et 392 européennes, issues de secteurs d'activités tels que l'agro-industrie, le tourisme, la santé, les machines-outils, construction et ingénierie, les NTIC, les logiciels et composants électroniques.

La manifestation était organisée conjointement par la Commission européenne, le Conseil chinois pour la promotion du commerce international (CCPIT) et le gouvernement provincial du Sichuan.

Peter Mandelson, le commissaire européen au Commerce, a appelé à renforcer la coopération entre PME, car celles-ci, qui représentent 99% des entreprises de l'UE, 65% du PIB chinois et 75% des emplois nouvellement créés en Chine, joueront un rôle capital dans l'avenir du commerce entre la Chine et l'Europe. Wan Jifei, président du CCPIT, a renchéri, en indiquant que l'UE était devenue le principal partenaire commercial de Pékin depuis 2005.


 
 
Ouverture du Congrès mondial des loisirs à Hangzhou
  Auteur-source :Xinhuanet, 16.10.2006
Date :16 octobre 2006

Le 9e Congrès mondial des loisirs s'est ouvert le 15 octobre à Hangzhou, chef-lieu de la province orientale du Zhejiang, avec pour thème "Le loisir intégré au développement social, culturel et économique".

Selon Derek Casey, président de l'Organisation mondiale des loisirs, la conférence serait centrée sur les politiques et les bénéfices des loisirs, et l'impact des différentes politiques de loisir sur les différentes cultures.

Feng Jun, directeur du Bureau de l'exposition mondiale des loisirs, a indiqué que la conférence fournirait une plate-forme pour les cycles des loisirs domestiques, afin de faire avancer le concept des loisirs et le développement de l'industrie des loisirs étrangers.

La manifestation, organisée par l'Organisation mondiale des loisirs et le Comité de l'exposition des loisirs de Hangzhou, accueillera 88 forums et se clôturera le 20 octobre.

Depuis 1988, le Congrès mondial des loisirs se tient tous les deux ans, et la prochaine édition aura lieu en 2008 à Québec.


 
 
L'UE détrône les Etats-Unis en tant que plus grand partenaire commercial de la Chine
  Auteur-source :Xinhuanet, 15.09.06
Date :16 octobre 2006

Selon Xu Kuangding, président de la Fédération des économies industrielles de Chine (FIEC), l'Union européenne a pris la place des Etats-Unis en tant que plus grand partenaire commercial de la Chine.

Dans un discours prononcé, le 14 septembre, au second Sommet économique sino-européen de Hambourg, "La Chine à la rencontre de l'Europe", M. Xu a indiqué que le commerce entre la Chine et l'Europe, avec un volume de 217,3 milliards de dollars, a dépassé le volume commercial sino-américain de 5,7 milliards de dollars.

Les compagnies européennes telles que Airbus, Siemens, Nokia et Volkswagen, ont fait de l'Europe le 4ème investisseur en Chine et le plus important fournisseur de technologie, a affirmé M. Xu.


 
 
La consommation des produits pétroliers en Chine dépassera 300 millions de tonnes en 2004
  Auteur-source :Xinhuanet, 25.06.04
Date :28 juin 2004

La Chine devrait consommer 308 millions de tonnes de produits pétroliers cette année, a annoncé un responsable du département de presse du China Petroleum & Chemical Corp.

lors d'un séminaire sur le marché du pétrol en Chine tenu à Haikou (île de Hainan). La Chine devrait raffiner et traiter 270 millions de tonnes de pétrole, dont 120 millions de tonnes seront directement importées depuis l'étranger. En 2003, 53% de la consommation du gas-oil en Chine dépendait des importations. En 2004 cette dépendance sera d'autant plus importante que la demanded'électricité sur le marché domestique.

L'importation du gas-oil a augmenté de 69% en Chine pendant lespremiers quatre mois de cette année, contre 44% sur la même période de l'année dernière


 
 
Explosion de la demande psychiatrique en Chine
  Auteur-source :Courrier International n°710, 10 au 16 juin 2004
Date :11 juin 2004
La Société chinoise de psychiatrie a créé un site nternet sur les maladies mentales qui reçoit 20 000 visites par jour. A l'hôpital Huilongguan, principal établissement psychiatrique du pays, le nombres de malades en consultation externe aurait doublé depuis deux ans. Le suicide-première cause de mortalité chez les Chinois êgés de 15 à 34 ans- a atteint un taux par habitant alarmant, le double de celui des Etats-Unis. Selon Michael Phillips, un psychiatre canadien qui travaille à l'hôpital Huilongguan, 2 millions de chinois tenteraient chaque année de se suicider, et pourtant, presque aucun survivant ne suivrait une psychothérapie. Les 750 institutions psychiatriques existantes ne suffisent pas à répondre à la demande, et sont souvent trop chères pour les nombreux malades non couverts par une assurance. Les troubles psychiatriques, qui représentent un cinquième des problèmes de santé publique, ne reçoivent actuellement que 2% des crédits de la santé. Le pays n'a pas encore promulgué la loi nationale tant attendue sur les maladies mentales qui obligerait l'Etat à prendre en charge au moins une partie du coût des traitements. La Chine ne compterait aujourd'hui qu'environ 14 000 psychiatres qualifiés, soit approximativement le même nombre qu'en France...
 
 
Les conflits sociaux sont plus nombreux en Chine
  Auteur-source :Le Monde.fr, 09.06.04
Date :9 juin 2004

La croissance économique s'accompagne d'une nette hausse des conflits sociaux, chez les ouvriers comme chez les paysans. Les griefs concernent le plus souvent les salaires, la protection sociale, les impôts sur la terre, les destructions de maisons et les expulsions. La Confédération internationale des syndicats libres (CISL) a épinglé la Chine dans son rapport annuel : "le développement économique ne s'est accompagné d'aucune sorte de progrès des droits fondamentaux des travailleurs", les autorités "continuant à éradiquer toute forme de syndicalisme indépendant" et à emprisonner ou interner en hôpital psychiatrique les individus ayant exercé une activité syndicale.

"Le processus de privatisations d'entreprises, et la corruption qui l'a accompagné, a poussé des milliers d'ouvriers à manifester sur le plan local contre leur licenciement dans le textile et l'automobile notamment", estime le rapport 2003.

Selon des chiffres officiels publiés cette semaine, la croissance économique en Chine en 2003 s'est accompagnée d'une nette hausse des conflits sociaux, chez les ouvriers comme chez les paysans, selon des chiffres officiels publiés cette semaine. Quelque 58 000 manifestations regroupant trois millions de personnes ont été recensées, soit une progression de 14,4 % par rapport à 2002, a indiqué l'hebdomadaire Outlook Weekly, citant des statistiques gouvernementales. L'économie chinoise a enregistré une croissance moyenne de plus de 8% au cours des dix dernières années. L'an passé, ce chiffre était de 9,1 %.

Les conflits sociaux impliquant les ouvriers et les employés en 2003 ont éclaté aussi bien dans des entreprises privées que dans le secteur public. "Le nombre de manifestations importantes est devenu un vrai facteur d'instabilité", a commenté Xi Jinping, secrétaire du Parti communiste de la province côtière du Zhejiang, dans cet article. "Les conflits ont souvent des origines anciennes auxquelles s'ajoutent des phénomènes nouveaux", a poursuivi le patron de cette riche province près de Shanghai, faisant référence notamment à l'absence ou au non-respect de normes sociales.

Les griefs concernent le plus souvent les salaires, la protection sociale, les impôts sur la terre, les destructions de maisons et les expulsions. "Dans certaines régions, les problèmes sont aussi dus à la corruption et aux relations tendues entre la population et les responsables", écrit le magazine.


 
 
La Chine demeure le pays le plus attractif pour les investissements dans le monde
  Auteur-source :Xinhuanet, 07.06.04
Date :8 juin 2004

La Chine est considérée comme la destination des investissements la plus attractive dans le monde, selon la dernière étude sur les perspectives d'investissements planétaires menée par la Conférence des Nations unies sue le Commerce et le Développement (CNUCED).

Une nouvelle tendance s'est affichée dans le choix des destinations des investissements directs étrangers (IDE). La Chine se met en tête sur la liste des destinations privilégiées. Elle est talonnée par le Brésil qui est suivi par la Pologne et l'Afrique du Sud.

Cette conclusion a été tirée par la CNUCED à l'issue des enquêts menées auprès de 335 multinationales des pays développés et sous- développés, ainsi que des pays d'Europe centrale et de l'est.


 
 
Hausse du PIB de Shanghai
  Auteur-source :Les Echos, 09.08.03
Date :19 août 2003
Shanghai aurait enregistré un taux de croissance se son PIB de 11,4% au cours du premier semestre, nettement plus élevé que la moyenne nationale. Le PIB de la métropole de 16 millions d'habitants a atteint 34 milliards de dollars, selon le maire, Han Zhang, qui a précisé : "Nous devrions arriver à une croissance de 10% sur l'année".
 
 
Groupama a obtenu fin avril l'accord de principe des autorités chinoises à l'octroi d'une licence d'exploitation
  Auteur-source :Source : les Echos, 28.04.03
Date :5 juin 2003
Les autorités chinoises ont confirmé que Groupama devait obtenir sa licence rapidement pour distribuer de l'assurance dans le Sichuan', a déclaré le directeur Général, Jean Azéma, en voyage en Chine avec le Premier Ministre.
 
 
Air Liquide remporte deux contrats en Chine
  Auteur-source :Source : Les Echos, 22.05.03
Date :5 juin 2003
Le groupe français de gaz industriels et médicaux a annoncé le 21 mai dernier la signature de quatre contrats, dont deux en Chine. Les deux contrats ont été remportés par Shanghai Chemical Industry Park Industrial Gases Company, une société commune d'Air Liquide et Praxair. Le premier a été signé pour approvisionner en hydrogène une future unité de l'allemand BASF Chemical et le second pour fournir de l'azote à un site du groupe chinois Shanghai Secco Petrochemical.
 
 

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